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Occupation de la Cité U de Nanterre contre des expulsions !

décembre 10th, 2008 - 11:10

Le bâtiment F de la Cité Universitaire de Nanterre va fermer le 15 décembre prochain pour cause de travaux. Ainsi, 300 chambres sont fermées et 2 étudiants se retrouvent sans solutions de relogement. Le CROUS refuse le relogement de ces 2 étudiants car ils ne sont pas boursiers, et donc ne sont pas prioritaires. Effectivement, ils ne sont pas boursiers pour la simple raison qu’ils sont étudiants étrangers et donc subissent la politique de préférence nationale de cet organisme.

Néanmoins, la lutte s’organise pour s’opposer à cette mesure en pleine trêve hivernale ! En effet, le batiment F est occupé depuis vendredi par des résidents de la Cité U et l’ARENE (Association des Résidents de Nanterre). Et ceci, malgré le mépris de M. Contoux, directeur de la Cité U de Nanterre, qui ose affirmer que « Cette fois , nous n’aurons pas besoin de descente de police. Avec les travaux, nous couperons l’eau, l’électricité… Ce sera tellement inhabitable que vous serez contraint de partir de vous-même. Je sais, c’est inhumain, mais c’est comme ça, ce sont les ordres de la hiérarchie ».

La Fédération Syndicale Etudiante apporte tout son soutien à la lutte légitime menée par l’ARENE ! La FSE appelle tous les étudiants, les enseignants et BIATOS de l’Université Paris X à soutenir massivement le combat des résidents !

Face aux expulsions, la solidarité est notre arme !

Un logement pour tous !

Zéro expulsion !

UNIVERSITÉS, I.U.F.M., CAPES, RECHERCHE PUBLIQUE, SALAIRES… POUR LE GOUVERNEMENT ACTUEL TOUT DOIT DISPARAÎTRE !

décembre 4th, 2008 - 8:49

l y a un an, nous nous mobilisions contre la loi LRU, premier volet de la transformation libérale de l’université. Cette loi a permit aujourd’hui une grave mutation de l’enseignement supérieur : les filières se soumettent déjà aux lois du marché (suppression de l’UFR Philo à Nanterre, diplômes “privés” et suppression du M2 Cinéma à Paris 1). Dans le même temps, le plan Campus séparent les universités françaises en deux lots : les facultés “compétitives et les facultés “poubelles”. Le plan Licence quant à lui instaure une sélection à peine déguisée en L1 et nous incite à nous salarier pour payer nos études !

En effet, alors que nous appelons le gouvernement à mettre en place un système de bourses à la hauteur de nos besoins, celui-ci nous propose de nous salarier, voire de nous endetter pour financer nos cursus, alors que le salariat étudiant est peut-être la première cause de l’échec universitaire ! Même son de cloche côté personnels : les ministre supprime 900 postes dans l’enseignement supérieur, 11 000 dans l’éducation nationale, rendant les conditions de travail de plus en plus difficiles (heures sup’ impayées, etc).

Dernière attaque en date, la réforme du lycée et la masterisation des enseignants : les IUFM disparaissent, et les M2 “enseignement” sont mis en place. Un dissociation est donc opérée entre master enseignement, et master recherche, ce qui nous fermera porte de fait à des études axées sur la recherche. À court-terme, la disparition du CAPES entraînerait une libéralisation du marché du travail de l’éducation nationale, c’est à dire que les enseignant-e-s devront eux-même démarcher les établissements CV en poche, instaurant donc une redoutable inégalité entre les établissements.

ET SI ON NE LAISSAIT PAS FAIRE ?

Les syndicats étudiants se réunissent à présent sous ces mêmes mots d’ordre pour refuser cette logique destructrice. Notre objectif est simple : construire un “tous ensemble” pour pouvoir passer à l’offensive et cesser de perdre toujours plus ! C’est pourquoi nous appelons les étudiant-es aux rendez-vous suivants :

RÉUNIONS PUBLIQUES “CONTRE LA CASSE DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC”
MARDI 12H À TOLBIAC
MARDI 11H30 À CLIGNANCOURT
MERCREDI 12H À SORBONNE

MANIFESTATION MERCREDI 11 DÉCEMBRE À 14H
DÉPARTS GROUPÉS DE TOLBIAC, CLIGNANCOURT ET SORBONNE

Et maintenant, EDVIGE à la fac !

novembre 17th, 2008 - 8:04

Un document des Ministères de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur, daté du 15 octobre 2008, révèle la volonté de mettre en place un dispositif de veille sur Internet qui vise notamment à « repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte, et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau » ou encore « anticiper les risques de contagion et de crise ». Le but de ce dispositif, coutant près de 120.000€ par an, ne doit pas nous échapper : surveiller, contrôler et anticiper toute forme d’agitation.

Cette nouvelle mesure répond aux exigences ministérielles de pacifier les campus qui restent encore aujourd’hui des foyers de résistance aux politiques gouvernementales. A l’heure où la classe dominante se croit toute puissante et multiplie les provocations, nous devons plus que jamais ne pas baisser la garde ! Cette appel d’offre s’inscrit dans une politique sécuritaire qui se durcit année après année : EDVIGE, loi Perben I et II, lois Sarkozy I et II , loi sur la prévention de la délinquance etc. Cette politique ne signifie pas juste une privation des libertés fondamentales mais relève d’une véritable volonté politique de criminaliser une partie de la population.

La Fédération Syndicale Etudiante ne se laissera pas intimider par ces provocations et continuera son combat contre la capitalisation de l’université ! Face à l’accélération des réformes et du tout sécuritaire nous devons nous organiser collectivement et lutter, et c’est ce à quoi la FSE travaille !

Contre les lois d’exception et l’état policier !

Nous ne nous laisserons pas faire !

Non à la réforme des concours de l’enseignement !

novembre 9th, 2008 - 11:18

Le projet de réforme des concours de recrutement des enseignants (CRPE, CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP, recrutement des CPE) pour la session 2010 annonce des changements majeurs à la fois pour les étudiants qui veulent préparer ces concours et pour le statut des enseignants en général.
Pour pouvoir se présenter à ces concours, Non à la casse du statut des enseignants il faudra désormais détenir un master, c’est-à-dire être à Bac+5 au lieu de Bac+3 actuellement. Pour beaucoup d’étudiants, le fait de devoir effectuer deux ans supplémentaires, dans les conditions actuelles de l’aide sociale et sans la garantie de réussir le concours à la fin, peut représenter un obstacle insurmontable. Cette réforme va donc clairement accentuer la sélection sociale en faveur des étudiants issus des milieux aisés.
Parallèlement, les concours vont subir de profonds changements pédagogiques.
Prenons l’exemple du CAPES qui comporte actuellement deux parties : l’une théorique composée d’épreuves écrites et orales, l’autre pratique consistant en un stage d’un an en situation, sous la direction d’un professeur expérimenté, à raison de 8h de cours par semaine, complété par une formation professionnelle à l’IUFM. La partie théorique comporte seulement des épreuves visant à apprécier les connaissances du candidat dans sa discipline (écrits) et ses capacités à construire des leçons correctes (oraux). Le jury est composé exclusivement d’enseignants.
Le nouveau CAPES comporterait 2 épreuves de connaissances (écrits), comptant pour 40% des points et 2 épreuves « pédagogiques et didactiques» (oraux) comptant pour 60%. L’un des axes de la réforme consisterait à «impliquer dans le recrutement [des enseignants] des personnels de direction, des membres de l’administration et la hiérarchie de l’éducation nationale, ainsi que des membres de la société civile ». L’entretien avec ce jury viserait à « vérifier les connaissances du candidat relatives aux valeurs et exigences du service public, au système éducatif et à ses institutions».
Le recrutement des enseignants ne se fera donc plus sur le critère essentiel de maîtrise de sa discipline, mais sur des critères subjectifs et arbitraires évalués par un jury composés de chefs d’établissements, des chefs d’entreprise et des responsables administratifs du Ministère, autrement dit, les agents idéologiques de la bourgeoisie, voire des bourgeois eux-mêmes ! L’objectif implicite est donc de sélectionner les candidats qui feront les enseignants les plus dociles et utiles à la reproduction du système capitaliste.
La Fédération Syndicale Étudiante condamne la politique de sélection sociale et de casse des statuts des enseignants orchestrée par le gouvernement Sarkozy/Fillon.
La FSE informe d’ors et déjà les étudiants sur les réalités de cette réforme et prépare la contre offensive !

Non à la casse du statut des enseignants !

Communiqué sur le nouveau prêt étudiant

septembre 9th, 2008 - 5:40

La politique de sélection sociale à l’université s’accentue en cette rentrée universitaire. Valérie Pécresse a annoncé en grande pompe la mise en place d’un nouveau prêt étudiant censé résoudre les problèmes de la précarité étudiante.

Ce prêt étudiant, d’un montant maximum de 15.000 €, est sans condition ni caution personnelle. La ministre de l’enseignement supérieur a signé aujourd’hui une convention avec l’organisme Oséo qui gère la garantie du prêt pour le compte de l’Etat. Par ailleurs, deux banques ont donné leur accord pour proposer ce prêt : Cétélem et la Banque Populaire.

Après une augmentation du coût de la vie de l’ordre de 6% pour les étudiants, le ministère provoque les étudiants avec cette nouvelle mesure scandaleuse. Elle incite les étudiants à s’endetter et tente de masquer difficilement les dernières attaques sur le système de bourses. En effet, nombreux sont les étudiants qui ont perdu des échelons ou la totalité de leurs bourses cette année.

La Fédération Syndicale Etudiante condamne la sélection sociale à l’université orchestrée par le ministère.
La Fédération Syndicale Etudiante revendique la gestion de l’aide sociale par et pour les étudiants et les travailleurs. C’est ce que nous appelons la « Garantie Sociale Etudiante ». Il s’agit de garantir le droit à l’enseignement supérieur sans aider tous les étudiants de manière uniforme, mais de le faire selon leurs besoins.

Pour une fac ouverte aux enfants d’ouvriers !

Pour la Garantie Sociale Etudiante !

Communique commun SUD/FSE : CNESER, des fraudes de grande ampleur

août 28th, 2008 - 11:08

Vendredi 18 juillet, nous annoncions notre volonté d’exiger l’annulation des élections au CNESER sur la base de la non-sincérité d’un scrutin. A ce jour, une lettre a été envoyée au ministère afin de solliciter cette annulation.

Dans cette lettre, nous précisons notamment que nous avons pu recenser des cas de fraudes plus importants que ce que nous avions estimé dans un premier temps.

Si nous savions que plusieurs cas de boîtes aux lettres fracturées d’élu-e-s Sud ou FSE avaient été recensés lors de la période de campagne, et que plusieurs élu-e-s avaient été contraints de solliciter l’envoi d’un deuxième matériel de vote (pour cause de non-réception du premier). Lors du dépouillement, on a ainsi pu constater que l’on avait parfois les deux bulletins des élu-e-s concernés sur les tables du dépouillement. Dans ces cas de doublons, les bulletins ont été conservés par le ministère, et seul ce ministère et la justice peuvent y avoir accès. Mais les fraudes ne s’arrêtent pas à ces cas.

En effet, dans plusieurs universités, nous constatons que tous les bulletins envoyés n’ont pas été comptabilisés lors du dépouillement : s’agit-il d’une interception postale lors de l’envoi ? S’agit-il d’une interception lors de l’arrivée des bulletins au ministère ? Nous ne pouvons, en l’état actuel des choses, le savoir de manière exacte.

Enfin, le troisième cas de figure est le plus frappant. Dans certaines universités, des élu-e-s n’ont pas été en mesure de voter, et ont donc conservé leur matériel de vote intact. Or, leur vote a été comptabilisé lors du dépouillement. Il s’agit donc ici non seulement d’une usurpation d’identité, mais aussi d’un usage de faux puisque cela suppose que les auteurs des faits aient été en mesure d’éditer le matériel de vote.

Un refus de réponse de la part du ministère serait une nouvelle marque de discrédit sur ce scrutin : nous attendons donc que la Ministre prenne ses responsabilités en annulant ces élections au plus vite, et en sollicitant d’elle même la justice pour que la lumière soit faite sur les responsables de ces agissements.

Résultats élections Paris 1

avril 12th, 2008 - 8:26

CA

UNEF : 32% (43% en 2005), 2 sièges
FSE-SUD : 18% (7% pour FSE, 7% pour SUD en 2005), 1 siège
Fédé (BDE) : 18% (16% en 2005), 1 siège
Liberté d’étudier : 13%, 1 siège
CE et UEJF : 9% (9,5% pour UEJF sans CE en 2005), 0 siège
Fac verte : 5,5%, 0 siège
UNI : 4% (6% en 2005), 0 siège

CEVU

UNEF : 34%, 5 sièges (7 sièges en 2005)
Fédé (BDE) : 19,5%, 3 sièges
SUD : 14,5%, 2 sièges
Liberté d’étudier : 13%, 2 sièges
CE et UEJF : 9%, 2 sièges
FSE : 5,5%, 1 siège
UNI : 4,5%, 1 siège

BOURSES AU RABAIS, HAUSSE DES LOYERS…

avril 11th, 2008 - 7:45

A compter de la rentrée prochaine sera mis en place un système de complément de bourse au mérite. 200 euros pas mois sur neuf mois seront accordés aux étudiants boursiers qui auront obtenu la mention « très bien » au baccalauréat ou aux étudiants figurant sur la liste des « lauréats » de la fin de la licence proposés par les universités. La FSE s’oppose aux bourses au mérite, ce principe élitiste remet encore plus en cause le caractère social du CROUS. Nous tenons à rappeler que les bourses ne sont pas des rentes et que pour les percevoir, il faut remplir des critères de réussite et d’assiduité.

Le gouvernement a annoncé en grandes pompes la revalorisation des bourses de 5% et la création d’un 6ème échelon supplémentaire. A la rentrée 2008, les boursiers échelon 6 (le plus élevé) percevront 435€ par mois sur 9 mois. Le montant des bourses, malgré les effets d’annonce du gouvernement, ne garantit pas des conditions de vie et d’étude correctes aux étudiants boursiers. Toutes ces annonces n’ont pour objet que de faire oublier les contre-réformes que met en place le gouvernement à l’université qui participent pleinement à la sélection sociale.

Enfin, alors que l’UNEF clamait haut et fort avoir gagné le 6ème échelon de bourse, qui ne représente que 18€/mois de plus pour les 100 000 étudiant-e-s qui pourront en bénéficier (puisque contrairement aux autres bourses, le nombre d’attributions est limité), le gouvernement supprime des points de charges (ces points servent à calculer le montant des bourses auxquelles l’étudiant a droit) et évince, de fait, des étudiant-e-s des critères d’attribution et baisse le montant versé à d’autres. Ainsi, les enfants à la charge de l’étudiant, le fait d’avoir un parent isolé et le handicap personnel ne comptent plus pour le calcul des bourses.
La FSE informe dés aujourd’hui les étudiants et les étudiantes sur cette politique de sélection sociale organisée par le gouvernement etc

La FSE revendique :

Augmentation des bourses en quantité et en qualité !
Des bourses versées en temps et en heure, sur 12 mois et non plus sur 9 !
Des constructions massives de logement à caractère social à hauteur des besoins !

A Bas le rapport Pochard ! Non aux suppressions de postes ! A bas la répression !

avril 9th, 2008 - 9:32

Le combat des lycéens et des enseignants est notre combat !

 

La FSE appelle les étudiants à participer massivement aux manifestations aux côtés des lycéens et enseignants.
Le mouvement lycéen et enseignant contre les suppressions de postes et le rapport Pochard monte en puissance. De plus en plus de lycées sont bloqués. Les manifestations lycéennes sont de plus en plus importantes. Le gouvernement, comme à son habitude répond par une répression d’une grande violence: gazages pour empêcher les rassemblements, violences policières, arrestations, etc. Quand les jeunes se mobilisent, la réponse est la matraque.

 

Pour avoir une chance d’obtenir la satisfaction des revendications, il ne suffira pas d’avoir pour seule perspective nationale une manifestation le dimanche 18 mai comme semble le proposer la principale organisation enseignante !

Au contraire, l’exemple d’une large intersyndicale qui appelle à la grève le jeudi 10 avril dans la région parisienne est certainement le bon.

 

Les travailleurs continuent d’exprimer leur colère. Les grèves contre les licenciements ou pour la revalorisation des salaires se multiplient pendant que le gouvernement prépare de nouvelles attaques contre les retraites, contre le droit du travail et beaucoup d’autres (LRU, plan licence, plan campus, rapport Pochard, rapport Attali, loi sur le marché du travail).

 

Après les défaites subies par les travailleurs et les étudiants cet automne, il faut tirer des bilans.

 

L’heure n’est pas à de prétendues négociations entre « partenaires sociaux », il faut informer, organiser, préparer les bases d’une future riposte, la plus large possible.

Parmi les étudiants la combativité n’est pas morte, les étudiants de l’IEP de Toulouse sont en grève contre la hausse des frais d’inscription, les étudiants en travail social se mobilisent pour sauvegarder leur formation.

 

La FSE appelle l’ensemble des étudiants à se réunir en Assemblées Générales, il s’agit d’informer sur les contre-réformes actuelles et à venir, de s’organiser, bref de préparer les conditions d’une future mobilisation victorieuse.

Les 8 et 9 avril, jetez un pavé dans l’urne ! VOTEZ FSE !

avril 2nd, 2008 - 5:56

Contre la soumission de l’université aux intérêts privés !

La FSE s’est engagée totalement dans la lutte contre la LRU. Après avoir négocié la loi pendant l’été avec Sarkozy, l’UNEF tout fait pour que cette réforme passe sans encombre. C’était sans compter avec les syndicalistes de lutte, qui se sont unis pour lancer la mobilisation. Pendant le mouvement, la FSE s’est battue pour l’auto-organisation des étudiants, pour les piquets de grève, pour la tenue de coordinations nationales, et contre la récupération du mouvement par les bureaucrates.

Avec l’aide des présidents d’université et des directions syndicales collaboratrices, le gouvernement a gagné la 1ère manche : la grève de l’automne 2007 n’a pas permis d’obtenir l’abrogation de la LRU. La soumission de l’université aux intérêts patronaux a franchi un nouveau cap. Une répression sans précédent s’est abattue sur les étudiants. Le président de l’université a fait intervenir plusieurs fois les CRS contre les étudiants grévistes.

Soutenez le syndicalisme de lutte ! Eliminez les larbins de la présidence ! 

On vous invite donc à élire les représentants étudiants aux conseils centraux de l’université, qui ne sont que des organes de cogestion chargés d’appliquer les réformes du gouvernement. La FSE ne cautionnera jamais ce simulacre de démocratie. Alors que les autres listes jouent gentiment le jeu de la « démocratie universitaire » à coups de belles promesses démagogiques pour draguer le client, nous nous refusons à semer la moindre illusion : la véritable démocratie étudiante s’exprime dans les AG, et c’est seulement par la lutte, par la grève, que les étudiants ont pu obtenir leurs acquis et empêcher des régressions : par exemple, la grande grève de 1986 a empêché la mise en place de la sélection à l’entrée de l’université, et la grève de 2006 a permis le retrait du CPE. Si nous présentons une liste au CEVU, et une liste en commun avec SUD au CA et au CS, c’est pour que la voix de la résistance étudiante se fasse entendre en toute indépendance. En votant pour nous, vous nous permettrez de conserver notre local, et d’obtenir des moyens financiers qui serviront à vous informer et qui seront mis au service de la lutte. Vous manifesterez votre opposition à la politique de capitalisation des universités, et localement à la politique répressive du président qui cogère l’université avec les directions du Snesup et de l’UNEF.

Face aux nouvelles attaques du gouvernement, préparons la riposte !

Aujourd’hui, fort de sa victoire de l’automne, le gouvernement multiplie les attaques :

- Plan licence : il vide complètement le contenu de la licence en remplaçant les enseignements fondamentaux par un saupoudrage pluridisciplinaire et des modules professionnalisant. On aura ainsi d’un côté des filières professionnalisantes pour la masse des étudiants, et d’un autre côté des filières sélectives, avec un fort contenu disciplinaire, pour une minorité d’étudiants qui pourront poursuivre ensuite en master.
- Opération Campus : Les 5 milliards issus de la privatisation d’EDF vont être utilisés pour financer la rénovation de 10 campus parmi les universités qui sauront le mieux se vendre, laissant de côté les 75 autres.
- Diminution drastique des postes aux concours de l’enseignement : dans la ligne du rapport Pochard, le gouvernement veut à terme supprimer le CAPES et l’Agrégation, et développer la précarité.

Alors que Sarkozy est affaibli, alors que les conflits sociaux se multiplient, la FSE mettra toutes ses forces pour mettre en échec Sarkozy. C’est par la grève, tous ensemble et au même moment, que nous pourrons gagner sur nos revendications. En face de nous, bien que minoritaires, ils sont organisés, ils ont leurs institutions, et ils ne craignent qu’une chose : notre organisation. C’est pourquoi il faut renforcer le syndicalisme de lutte.